Prochaine représentation le 4 décembre 2020 au Théâtre de la Tête Noire (Saran).

"Tra La La !" est un duo musical interprété l'actrice Vanda Benes et le pianiste Emmanuel Olivier. Des textes de Christian Prigent mis en musique par Jean-Christophe Marti. Ce spectacle d'une durée d'une heure est disponible dès septembre 2020 pour toute programmation. Il est pour tout public à partir de 14 ans. Seule contrainte technique : un bon piano pour l'excellent pianiste !

Vanda Benes et Emmanuel Olivier

Vanda Benes et Emmanuel Olivier

 

TRA LA LA !

Un duo piano/voix

Avec Vanda Benes et Emmanuel Olivier

 

 

 

TRA LA LA !  est un cycle de dix sept mélodies et chansons composé par Jean-Christophe Marti.

C’est une traversée de l’œuvre poétique et romanesque de l’écrivain Christian Prigent.

Chaque chanson est une histoire où il est question d’amour, d’enfance, de paysage, de poésie. La délicatesse y côtoie la bouffonnerie, le douceur ou la cruauté. La richesse de la composition musicale égale la diversité des registres poétiques.

On reconnaît des rythmes de valse, de bossa, de gavotte, on entend des complaintes, des ballades… Les mots de Christian Prigent font évidemment  musique.

Vanda Benes est la voix de cette création originale qu’Emmanuel Olivier   interprète au piano.

Dans TRA LA LA ! , Vanda Benes conte, chante. Sa maîtrise de la langue de Christian Prigent, de la musique de Jean-Christophe Marti lui permet, en complicité avec le pianiste Emmanuel Olivier, de composer un spectacle original et inclassable, à la fois ludique et exigeant qui touche l’intelligence et la sensibilité de chacun.

 

 

Les textes de Christian Prigent sont publiés chez P.O.L que nous remercions ici.

Vanda Benes remercie la pianiste Gwenaëlle Cochevelou.

Un spectacle soutenu par La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc, le Conseil Départemental des Côtes d'Armor et la Ville de Saint-Brieuc.

Première sortie publique : le 28 septembre 2018 à La Passerelle, Scène Nationale de Saint-Brieuc.

Représentation filmée par Christophe Saudeau, prise de son Paul Gasnier, photographies François Cancoin.

 

 

Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin
Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin

Tra La La ! le 28 septembre 2018. Photographies François Cancoin

LA SALOPETTE DE TRA LA LA !

 

Ah saperlipopette !

(Comme dit en belge Tintin

Quand il discute avec son chien)

Ça en jette, la salopette !

Et le dos nu mille sabords

(Comme dit Haddock) on adore !

 

Chino (le salopiot des ritournelles)

Ça lui émoustille la bretelle

A cause des grains sur la peau pâle

Comme a la houri de Sardanapale

 

                                                                   Christian Prigent  19 mai 2018

Un extrait du JOURNAL de Christian Prigent. À paraitre.

 

JOURNAL, 29/09/18 [tra la la !]

 

Récital Tra la la ! de Vanda Benes, hier soir, à la Scène nationale de Saint-Brieuc, avec le pianiste Emmanuel Olivier. Textes : Ch. P. Musique : Jean-Christophe Marti.

 

Le « Petit Théâtre » à l’italienne, presque inchangé depuis 1884. On y est comme sous le regard du grand Bouddha japonais de Kamakura : à la fois dominé (par un avatar mondain du sublime ?) et affectueusement enveloppé, béni. Mais  non provoqué, non impérativement saisi.

 

Cette familiarité polie est non promiscuitaire, sans canaillerie, sans pseudo partage des affects. Du coup voici chacun précautionneux, déférent. Rose d’une pudeur éberluée par la contamination des pourpres (fauteuils, rampes). Nulle perte à craindre (du détail élocutoire, du frémissement musical, de la luminosité aquatique, des miniatures de chorégraphie non hystérisée). Pas non plus de connivence éperdue.

 

La frontalité ne s’impose ni n’en impose : aspirée par la colonne d’air qui monte dans l’espace jusqu’aux cintres, au lustre, à l’oculus troué vers le ciel,  écartelée par les arcs latéraux (baignoires, balcons). Le léger penché du plateau bascule vers le parterre : c’est une paume qui offre au public la scène. Ce qu’elle montre ne brutalise pas, mais circonvient et pénètre. Rien, en fait, n’est fléché par l’axe horizontal. Tout vacille entre plongée, contre-plongée, obliques déportés vers des bords contaminants.

 

Le corps qui chante est compris par, et donc comprend, ce mouvement à peine projeté hors de l’immobile. Ce qu’il dit et fait résonner passe alors au plus près de ce qui, dans les textes comme dans la partition, propage une mobilité du même type.Vive émotion, pour l’auteur de ces choses un peu tordues, à éprouver la concentration, autour, de l’écoute : tendue (par la volonté inquiète de ne rien perdre : du sens, du son), décontenancée parfois, soulagée souvent (rires, soupirs) de se sentir concernée, cernée, surprise, touchée (coulée ?).

 

Que par un public peu accoutumé à l’étrangeté de ces fantaisies bouffonnes et mélancoliques (voire méfiant de leur difficulté supposée) soit ainsi partagé quelque chose du sentiment violent qui les força à apparaître, quel mélange d’apaisement, de fierté et de gratitude pour la présence, la grâce, la rigueur impitoyable de la comédienne et du pianiste !

DES SPECTATEURS DE "TRA LA LA !" 

NOUS ONT ÉCRIT

DANS LES JOURS QUI ONT SUIVI LA REPRÉSENTATION.

 

VOICI DES EXTRAITS DE LEURS COURRIERS :

 

 

« La belle Inutile » nous a offert un beau spectacle, alerte, canaille et tendre, sans rien qui pèse. Vanda Benes est très émouvante sur scène, et on a plaisir à suivre les variations multiples, pleines de finesse, qu’elle imprime à sa voix, et à voir comme son corps, liane déliée, porte avec bonheur son chant. C'est un bel accomplissement car tout s'accorde, la musique, le texte, son interprétation et celle du pianiste, Emmanuel Olivier. Un bel unisson.

Sa présence sur scène est pleine d'intensité, et elle peut conduire les spectateurs où elle veut !

Que « Tra la la ! » se promène sur d'autres scènes et propage son souffle tonique et mutin loin dans le monde !

 

Katell Floc’h

 

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Le spectacle « Tra La La ! » dès les premières notes dans le Petit Théâtre de Saint-Brieuc a été une évidence. 

Je me doute qu'il représente un long et dur travail, mais il fallait que ce fut un jour chanté.

C'est du plaisir d'un bout à l'autre : bonheur du texte déjà si sonore, si bien accordé à la voix chantée, jubilation du rythme (on se prend à battre la mesure), connivence de retrouver un ton, des écrits connus ( des tubes !), jeu sobre et précis, parfaitement enchaîné, à travers lequel on entend une juste perception de l'oeuvre.

Je ne dirai qu'un mot : tralalère ! Le travail de composition musicale, le dialogue voix-musique et le jeu du pianiste sont excellents.

J'ai été particulièrement touché par les deux images « hyper-tinentes » de début et de fin

de Chino-chanteuse assise au bord du cadre, au coin du tableau.

On en redemande.

 

Michel Guyomard

 

 

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"les chansons / tatouage de la mémoire " Hala Mohammad ( poétesse syrienne actuelle )

"l'harmonie fait perdre la raison aux hommes , n'ont-ils pas cru que dieu aussi était ravi ? " Spinoza

"qui n'aime point le vin , les femmes ni le chant restera sot toute sa vie " Luther

"apprendre le chant est ce qui rend le plus sensible à ce que disent les choses " Ravaisson .....

"madame , là ou y a vraie musique il ne saurait y avoir de chose mauvaise " Cervantès

 

....citations pour Vanda, ménade lumineuse, et Christian, eumolpe non chenu, en maigre remerciement de votre/notre si belle soirée : c'était très beau, émouvant, complexe et simple comme la synthèse rythmique, motte à motte, chez nous, comme on vit, entre Reynaldo Hahn, Villon, Artaud, Ibrahim Ferrer …. Ces Lais sont magnifiques et forts !

 

Gwénael Gouérou

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La belle Inutile a présenté le 28 septembre à la Scène Nationale de Saint-Brieuc un spectacle exigeant, mais ouvert, ludique, permettant à chacun d'attraper ce vers quoi va le mieux son entendement, intellectuel, littéraire, musical, émotionnel.

La qualité, la beauté de ce spectacle, sa générosité, son humanité, sa capacité à toucher, à surprendre, déstabiliser, séduire, embarque les spectateurs.

 

Catherine Martin

 

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J'ai été capté d' un bout à l' autre. C'est déjà une performance physique de tenir l'espace comme tu l'as fait avec la complicité du pianiste. Et quelle énergie pour porter le texte aussi riche et au rythme incertain. J'ai découvert un aspect qui sort de mes  habitudes et du ronronnement. Merci encore !

 

Alain Boubila

 

Je vous adresse mes félicitations et mes remerciements pour le beau moment que nous avons partagé vendredi dernier.

Beaucoup de présence (et quelle salopette !), un choix très réussi de textes, avec un tressage judicieux des thèmes et des tonalités (quelle aisance de la comédienne à passer de l'une à l'autre !), la grâce de la musique...

Merci à tous !

 

Béatrice Nicolas

 

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En réponse à la beauté de l'interprétation et de l'interprète, à  la complexité des mélodies sous l'air de rien , à ces chants sans rien de joli ou tout est beau, à ces lieder sans psychologie mais bourrés d'émotion, à ce pianiste délicat et drôle… Merci !

Ces airs aimés (!) sont locaux et universels, pleins d'échos amoureux et politiques  même si ça cause de ténia, de gaz, de trous, de mouche, d'enfance, de famille, d'écriture. Dans ces poèmes  chantés, ça souffle et ça souffre, ça sent la vase et la valse, les bosses et la bossa . Le spectateur s'amuse, s'émeut, comprend, mieux qu'à l'opéra et sans que les artistes cèdent à aucune facilité. C'est eux les modernes, qui conjoignent Villon, Josquin des Prés, Heine, Queneau, cabaret et mimologismes (cf "tous les matins "), gavottes et rap ...

 

" la parole humaine est comme un chaudron fêlé ou nous battons des mélodies à faire danser les ours quand on voudrait attendrir les étoiles " Flaubert , car il ne vous connaissait pas

 

Sabine Gombert-Gouérou , simple spectatrice touchée

 

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Tout d'abord et avant tout, le critère d'un bon spectacle vivant, pour moi, c'est quand ça passe la rampe. Moi, spectateur, eux, les artistes : on est bien ensemble, en tout cas, moi, je me sens bien avec eux, Mes voisins et la salle entière aussi il me semble.  Moment épatant au petit théâtre de la Passerelle ce 28 septembre pour la première de « Tra La La ! ». Mais c'est pas tout, mais c'est pas tout ! d'emblée, la proposition textes/musique, chanteuse, pianiste, eh ben, ça marche !

Le contenu ? Ces textes et cette musique, c'est pas tout à fait des romances, des goualantes, de la musique d'ascenseur, des poèmes à l'eau de rose. Non bien sûr, mais, ça déchire et ça déchire grave parfois. Mais c'est surtout sur l'ensemble (sans masquer la perle du ver de terre et du ténia bien sûr), sur l'ensemble donc qu'il me faut dire ceci : ce spectacle réussit une belle synthèse, une belle alliance entre la forme (osée juste comme il faut) et le sens. De quoi se réjouir, après s'être auto-bousculé. Mais justement, n'est-ce pas pour cela que ça vaut le coup de sortir de chez soi ?

Quant à la mise en scène : toute belle bonne aussi.

 

Paul Recoursé

 

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L'habillement ; Pierrette et moi le trouvons très réussi : cette salopette, dos découvert évoque Chino et affirme la féminité, tout en soulignant l'élégance de la silhouette ! Le costume est un élément du spectacle.

Le rythme de succession des chansons est bon : pas de temps mort, un enchainement judicieux, les respirations nécessaires ; c'est à la fois varié, contrasté et enlevé. C'est vivant, drôle, touchant.

La musique est moderne, originale en phase avec la poésie de Christian Prigent ; le pianiste Emmanuel Olivier est excellent et on éprouve le sentiment d'une complicité entre les deux interprètes : les petits jeux qui les relient attestent cette relation qui va au delà d'un simple "accompagnement".

La mise en place de la voix est très aboutie ; la complexité des rythmes et des mélodies est maitrisée : Vanda Benes est parvenue à une grande souplesse et à une grande expressivité ! bravo.

Elle articule très précisément les textes de telle sorte que le chant est au service de la poésie ; mais en même temps elle donne à sa voix et à la musique toute la place qu'elle doit avoir : c'est au delà d'une simple illustration ; la musique et l’interprétation de la chanteuse ajoutent aux textes des dimensions complémentaires ; de ce point de vue c'est une création qui éclaire l'écriture mais qui vaut aussi par elle-même et pour elle-même.

J'ai été très sensible au jeu rythmique et prosodique ; qui est à la fois celui du texte, de la musique et de la voix de Vanda Benes : cassures, coupures, chutes : montées, descentes : il y là une dimension originale qui m'a frappé.

 

Robert Uriac

 

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Enveloppé dans l'intimité généreuse du récital, Le spectateur passe avec les artistes (la comédienne, le pianiste, mais aussi le poète et le compositeur) de leurs rires à leurs larmes, de l'espièglerie suggestive des mots à la mélancolie parfois encolérée qu'inspire le monde.

 

Béatrice François

 

 

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